Accueil Méthodologie Santé - Alimentation Les Omégas 3 nécessaires à la fabrication du cerveau

Les Omégas 3 nécessaires à la fabrication du cerveau

 

 

 

A New York, la consommation quotidienne d'un des aliments les plus importants pour le cerveau, les acides gras essentiels dits « oméga-3 », est particulièrement basse, comme en France ou en Allemagne, d'ailleurs. Ces acides gras que le corps ne peut pas fabriquer (d'où le terme « essentiels ») sont si cruciaux pour la construction et l'équilibre du cerveau que le fœtus les absorbe en priorité à travers le placenta. Pour celte raison, les réserves de la mère, déjà faibles dans notre société occidentale, chutent dra­matiquement au cours des dernières semaines de la grossesse. Après la naissance, les oméga-3 conti­nuent d'être passés en priorité au bébé dans le lait maternel, dont ils sont un des constituants majeurs. Cela aggrave encore le déficit de la mère. Si une deuxième naissance suit la première de près, et qu'entre-temps le régime soit resté pauvre en poissons et en crustacés, la principale source de ces acides gras, la perte d'oméga-3 après la deuxième grossesse est telle que le risque de dépression pour la mère devient très grand. On dépasse le « baby blues », le sentiment de vide passager et normal , même s’il n’est pas inéluctable, que connaît une maman après l’accouchement.

Les dépressions consécutives à un accouchement au Japon, à Sin­gapour ou en Malaisie sont entre trois et vingt fois moindre qu'en Allemagne, en France et aux États-Unis. Selon le Lancet, ces chiffres correspondent à la différence entre ces pays en ce qui concerne la consommation de poissons et de crustacés et ne peuvent pas être expliqués par une simple tendance des Asiatiques à cacher leurs symptômes de dépression.

Le fœtus et le nouveau-né, dont le cerveau est en plein développement, ont les plus grands besoins en acides gras oméga-3. Une étude danoise publiée récemment dans le Brilish Médical Journal établit que les femmes qui consomment plus d'Omega-3 dans leur alimentation de tous les jours pendant la grossesse ont des enfants dont le poids de naissance est plus sain, et qui sont moins souvent prématurés. Une autre étude danoise, publiée, elle, dans le Journal of the American Médical Association, signale que les enfants qui ont été nourris au sein pendant au moins neuf mois après la naissance - et ont ainsi reçu une plus grande quantité d'oméga-3 dans leur alimentation - ont des qualités intellectuelles supé­rieures aux autres vingt et trente ans plus tard.

 

Le cerveau fait partie du corps. Comme les cel­lules de tous les autres organes, celles du cerveau renouvellent leurs constituants en permanence. Les cellules de demain sont donc faites de ce que nous mangeons aujourd'hui. Or, pour les deux tiers, le cerveau est constitué d'acides gras. Ceux-ci sont les constituants de base de la membrane des cellules nerveuses, leur « enveloppe », à travers laquelle ont lieu toutes les communications entre toutes les cel­lules nerveuses dans toutes les régions du cerveau et du corps. Ce que nous mangeons est directement intégré dans ces membranes et en forme la trame. Si nous consommons surtout des graisses « saturées » - celles qui, comme le beurre ou la graisse animale, sont solides à température ambiante -, leur rigidité se reflète par une rigidité des cellules du cerveau. Si, au contraire, nous mangeons surtout des graisses « polyinsaturées » - qui sont liquides à température ambiante -, les gaines des cellules du cerveau sont plus fluides, plus souples, et la communication entre elles se fait de façon plus stable. Surtout s'il s'agit d'acides gras oméga-3.

Les effets sur le comportement ne sont pas subtils. Lorsque l'on supprime les oméga-3 de l'alimentation de rats de laboratoire, leur comportement change complètement en quelques semaines : ils deviennent anxieux, n'apprennent plus de nouvelles tâches et paniquent dans les situations de stress (par exemple, lorsqu'ils doivent s'échapper d'un bassin en retrouvant la plate-forme de sauvetage). Peut-être plus grave encore, une alimentation pauvre en oméga-3 réduit l'expérience du plaisir ! Il faut des doses bien plus importantes de morphine à ces mêmes rongeurs pour qu'ils y trouvent un quelconque intérêt, alors que cette drogue est le symbole même du plaisir facile.

À l'inverse, une équipe de chercheurs français a montré qu'un régime riche en oméga-3 - comme celui des Esquimaux qui assimilent jusqu'à 16 g par jour d'huile de poisson - augmente, sur le long terme, la production des neurotransmetteurs de l'énergie et de la bonne humeur dans le cerveau émotionnel (il s’agit surtout de la dopamine).

 

 

Sources : Guérir autrement D. Servan-Schreiber

Crédits photos : Phytoréponse

 

 

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